Par Marcus Lacombe
Les activités des entreprises sont de plus en plus
informatisées. Nous observons une multiplication des
serveurs. Serveurs qui sont de plus en plus puissant et souvent
sous-exploités.
Ce nombre croissant d'équipements amènent des
contraintes matérielles et financières.
Ces contraintes sont en opposition avec les besoins actuels des
entreprises : réduction des coûts informatiques,
prévention des pannes matérielles, multiplication
des équipements et gestion facile des équipements.
Les différentes évolutions de l'informatique
conduisent immanquablement à des modes ou tendances sur la
gestion de l'informatique par les Directions des Systèmes
d'Informations.
C'est avec un minimum de termes techniques que je vais vous
présenter cette technologie, évoquer ses
utilisations, ses avantages et ses rares inconvénients, pour
terminer avec un exemple chiffré réel sur la
virtualisation des serveurs de site YAH00 Groupes en 2006.
Avantages de la virtualisation
Tout d'abord, la Virtualisation permet d'optimiser l'utilisation des
ressources. Ensuite, ces technologies permettent aussi de
réaliser des économies sur le matériel
grâce à la mutualisation. En cas de
nécessité de plus de ressources, une machine
virtuelle peut très simplement être
déplacé sur un serveur moins sollicité
ou plus puissant. Enfin l'installation, le déploiement et la
migration peuvent être facilité grâce
à l'utilisation des machines virtuelles.
*La mutualisation
La mutualisation est l'action de regrouper plusieurs machines
virtuelles sur un serveur physique, on sort du schéma :
«Une application = un serveur physique».
Cette technique permet de réduire le nombre de ressources
physiques nécessaires, de simplifier l'infrastructure
réseau et donc de réduire le budget
d'investissement.
*Réductions des couts informatiques
Le nombre de serveurs et la quantité de matériel
informatique nécessaires dans le centre de
données seront réduits. Cela se traduit par une
diminution des frais immobiliers, des besoins en alimentation
électrique et en climatisation, entraînant une
nette réduction des coûts de fonctionnement
informatiques.
Suite à la mutualisation des ressources, il est possible
d'envisager la concentration des équipements. En effet, si
nous avons moins d'équipements physiques, nous avons besoin
de moins de place pour les stocker. Nous pouvons alors les regrouper
dans une salle unique alors qu'ils étaient placés
dans plusieurs auparavant. Il faut garder à l'esprit qu'une
salle informatique digne de ce nom est un concentré de
technologie (Ventilation par le faux-plancher, protection incendie,
contrôle d'accès, protection antisismique).
Applications quotidiennes de la virtualisation
Pour rappel, une machine
virtuelle n'est qu'un fichier exécuté par une
application. Partant de ce principe, rien n'est plus facile que de le
sauvegarder, sur différents supports, de le modifier ou de
le restaurer.
*Environnement de test et déploiement
C'est effectivement un autre atout de la virtualisation. Lors de tests
de paramétrages, rien n'est plus facile, en quelques clics,
que de revenir à l'état initial de la machine
virtuelle.
Ainsi, les équipes de validation peuvent consacrer plus de
temps à la phase de test ou reproduire l'environnement de
production de leur client.
Administration facile : les différents outils de
virtualisation sont aisés à prendre en main.
*Sécurité
Les serveurs virtuels sont totalement «isolés
» du serveur hôte et des autres machines
virtuelles. Il est ainsi très facile de
déléguer des tâches d'administration
sur un ou plusieurs serveurs tout en évitant un
accès direct à la machine physique.
* Disponibilité des ressources
Nous avons vu précédemment qu'une machine
physique supporte plusieurs machines virtuelles. Il est donc naturel de
s'interroger sur l'impact de l'arrêt d'un serveur
hôte.
Effectivement, si la machine physique tombe en panne, ce n'est plus un,
mais plusieurs serveurs qui s'arrêtent avec des
conséquences plus ou moins importantes pour la production
informatique.
Afin d'éviter tous désagréments de ce
genre, il existe deux solutions :
- La répartition de charge
La répartition de charge n'est pas issue de la
virtualisation, mais fonctionne suivant un mode similaire, à
partir d'un boitier spécialisé.
Supposons que la production de l'entreprise repose sur 2 applications
critiques disposant chacune de deux serveurs. Le principe est bien
entendu d'utiliser un serveur en secours en cas de panne de l'autre,
mais aussi de répartir la charge d'un serveur sur l'autre
avec pour objectif le maintien de temps de réponse correct
et suffisant à assurer la production.
Nous avons donc ci-dessous 4 serveurs physiques, qui comme nous l'avons
vu précédemment sont globalement
inoccupés (taux moyen d'occupation du processeur : 15%).
En virtualisant ces serveurs, il est ainsi possible d'envisager de
repartir la charge sur 2 ou 3 serveurs physique.
- La reprise automatique sur incident
La Virtualisation sert aussi la prévention des pannes
matérielles et l'amélioration du plan de reprise
d'activité. En effet, les équipements virtuels
étant un ensemble de fichiers, il est aisé de les
sauvegarder. En cas de problème matériel sur leur
serveur hôte, les fichiers auparavant sauvegardés
pourront très rapidement être restaurés
sur une sur un autre hôte. Il suffira ensuite de
démarrer la machine virtuelle pour reprendre
l'activité.
Mise en place (Quand ? et Comment ?)
1. Estimer ses besoins de stockage
Malgré tous les avantages présentés
par la virtualisation, il faut garder à l'esprit que le
stockage des images des machines virtuelles représente un
espace disque non négligeable.
De plus, n'oublions pas qu'il faut aussi sauvegarder selon un rythme
définit par 'administrateur système, les bases de
données et autres applications supportées par les
machines virtuelles.
MATERIELTU
L'acquisition d'une unité de stockage réseau (NAS
: Aire de stockage réseau : équipement
informatique connecté au réseau assurant la
fonction de stockage des données) doit donc accompagner la
virtualisation pour respecter une politique de sauvegarde efficace.
2. Disposer d'un réseau performant
Comme évoqué dans le chapitre
précédent, il est impératif de
disposer d'un stockage conséquent. Maintenant, il faut
adapter son architecture réseau à la
quantité de données susceptibles de transiter sur
ce réseau.
Lors de la restauration d'une image de machine virtuelle, le
réseau doit être capable de continuer à
offrir la même qualité de service à
toutes les applications.
En effet, la mise en place de la Virtualisation peut
nécessite une refonte de l'architecture
déjà existante et amène de nouveaux
problèmes de sécurité. Ces
technologies demandent des compétences
supplémentaires. Dans le cas où il n'y a qu'une
seule machine virtuelle par machine physique, les pertes de ressources
par rapport au système initial sont non
négligeables.
Estimation des coûts directs et indirects de l'architecture
informatique avant et après virtualisation: Pour YAH00! (en
2006)
de + 1.5Millions à +700.000$..
A propos de l'auteur :
Marc LAcombe, Master2 d'informatique appliquée à Nanterre!
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